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Pour le Pacifique, l’Outre-mer

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  • La STEP de Tontouta : stocker les énergies renouvelables et sécuriser l’alimentation électrique des Calédoniens
    by Lucile COURTOT on 14 avril 2026 at 6h11

    La STEP : un outil de stockage pour les énergies renouvelables La STEP est un moyen de stocker l’excédent d’énergie renouvelable produit en journée pour la livrer aux foyers calédoniens ou à la métallurgie au moment où il n’y pas plus de production renouvelable (notamment la nuit) ou lors des pics de consommation. Il s’agit d’un circuit d’eau fermé entre deux bassins artificiels situés à des altitudes différentes : Durant la phase de stockage : l’eau d’un bassin inférieur est pompée vers un bassin supérieur grâce à l’énergie solaire excédentaire produite en journée. Stockée dans le bassin supérieur, elle constitue une réserve d’énergie hydraulique. Durant la phase de déstockage : aux heures de forte consommation ou en l’absence de production renouvelable, l’eau du bassin supérieur est libérée vers le bassin inférieur où elle entraine des turbines couplées à des alternateurs qui produisent de l’énergie électrique. La STEP en quelques chiffres 900 MWh de capacité de stockage soit 35 % de la consommation annuelle des Calédoniens (hors métallurgie) ou encore ¼ de la consommation annuelle de la SLN ; 225 000 tonnes de CO2 évitées par an, soit l’équivalent des émissions de 100 000 voitures ; 65 000 tonnes de fuel évitées par an ; 4 ans te travaux ; Plus de 60 ans d’exploitation ; 130 emplois en moyenne pour la construction ; 15 emplois pour l’exploitation du site. Pour une optimisation de la consommation d’électricité de source renouvelable Les énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien sont considérées comme : fatales, puisqu’elles sont produites dès qu’il y a du soleil ou du vent. Si elles ne sont pas consommées ou stockées au moment de la production, elles sont perdues ; intermittentes, puisqu’elles ne produisent pas de façon régulière toute la journée. Aujourd’hui, une partie de l’excédent de production solaire est vendue à la SLN. Le reste est non consommé, non stocké, mais rémunéré aux producteurs donc intégré aux coûts de l’électricité. « Grâce à la STEP, nous serons en capacité de consommer cet excédent d’énergie. L’électricité produite par le photovoltaïque pourra être utilisée le soir et la nuit alors qu’aujourd’hui, nous la consommons uniquement en journée », a indiqué Jean-Gabriel Faget. Participer à la relance économique et accompagner la transition énergétique de la métallurgie Dans le cadre de ce projet, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) et d’ores et déjà lancé afin de permettre aux entreprises calédoniennes d’y participer. « Tous types de travaux seront concernés allant de l’ingénierie au terrassement. On parle de 22 milliards de francs qui seront réinjectés directement dans l’économie calédonienne », a assuré Christopher Gygès. « À plus long terme, la mise en service de la STEP permettra d’accompagner la transition énergétique du secteur de la métallurgie, avec une énergie décarbonnée et moins chère », a ajouté le membre du gouvernement. La STEP constitue également un outil stratégique pour la Nouvelle-Calédonie, lui offrant une plus grande indépendance énergétique. « Elle permettra en effet au territoire d’être moins vulnérable aux crises énergétiques mondiales. Les crises se sont succédées durant les 30 dernières années et ont rendu à chaque fois plus incertaine la rentabilité des métallurgistes et ont pesé sur le budget des Calédoniens », a rappelé le directeur général d’Enercal. Les études réalisées dans l'avant-projet détaillé (APD) seront cofinancées par l'État, dans le cadre du pacte de refondation de la Nouvelle-Calédonie. Le calendrier Avril 2026 : lancement de l’AMI 2026 – 2027 : avant-projet détaillé : conception et réalisation du projet et études de financement 2028 : début des travaux 2032 : mise en service de la STEP

  • La Nouvelle-Calédonie invitée par le président de la République au One Health Summit
    by Lucile COURTOT on 8 avril 2026 at 21h24

    One Health : une approche basée sur les interconnections et les interdépendances L’approche One Health repose sur un constat : les santés des humains, des animaux et des écosystèmes sont interdépendantes. Elle vise à mieux coordonner les politiques publiques pour répondre aux enjeux sanitaires, alimentaires et environnementaux. Les crises récentes, notamment la pandémie de Covid-19, ont mis en évidence la nécessité de réponses collectives, fondées sur la science, la prévention et la coopération internationale. Dans ce contexte, One Health s’impose comme un cadre d’action pour anticiper et limiter les risques sanitaires. Un sommet pour accélérer la mise en place de cette approche Ce sommet interdisciplinaire a rassemblé entre autres, les acteurs clés des secteurs public et privé, le milieu universitaire, les organisations internationales, les bailleurs internationaux, les collectivités territoriales, la société civile et la jeunesse autour d'un objectif commun : accélérer la mise en œuvre de l’approche One Health. Il s’est basé sur une série d’objectifs, à savoir : favoriser le dialogue entre États, scientifiques et acteurs de terrain pour renforcer la coordination internationale ; repenser le cadre institutionnel mondial en santé pour favoriser l’approche One Health ; mobiliser les acteurs publics et privés autour d’actions concrètes ; renforcer les systèmes de surveillance et de prévention. Les travaux ont porté sur quatre thématiques couvrant les principaux facteurs de maladies : les résistances antimicrobiennes ; les systèmes alimentaires durables ; les expositions aux pollutions ; les réservoirs zoonotiques et vecteurs. Après trois jours de travaux, le sommet a permis d’arrêter un agenda politique international autour de plusieurs thématiques situées aux points de convergence des différentes santés : la menace que représentent les maladies vectorielles comme la dengue ou le chikungunya ; la lutte contre la résistance aux antimicrobiens (RAM) ; les systèmes alimentaires durables ; la pollution environnementale, notamment plastique. La Nouvelle-Calédonie déjà ancrée dans l’approche One Health L’approche One Health s’accorde totalement avec la ligne adoptée par la Nouvelle-Calédonie et notamment par le plan de santé publique « Do Kamo, être épanoui », mais également avec le concept de « Healthy Island » porté par les ministres de la santé du Pacifique. Plusieurs initiatives déjà lancées sur le territoire répondent aux thématiques arrêtées à l’issue du sommet de Lyon. La mise en œuvre du programme Wolbachia (avec le soutien du World Mosquito Program) dans le Grand Nouméa en est un exemple. Il a permis de réduire considérablement la transmission de la dengue dans les communes concernées. En cinq ans, ce programme a permis à la Nouvelle-Calédonie d’économiser environ 8 milliards de francs en dépenses de santé. Les travaux menés par le centre hospitalier territorial (CHT) et l’Institut pasteur sur la résistance antibiotique témoignent également de l’avance prise par la Nouvelle-Calédonie sur ces sujets. Enfin, le développement du programme « Réussir, être bien, être ensemble » (REBEE) en est un autre exemple. Initié en partenariat avec le docteur Didier Jourdan, porteur de la Chaire UNESCO « EducationS et Santé », il vise à l’apprentissage chez l’enfant : des connaissances sur le corps et la santé ; de la capacité à prendre soin d’eux-mêmes et des autres ; des compétences personnelles, sociales et civiques comme le respect de soi et des autres, la capacité à construire son opinion personnelle et à s’affirmer de manière constructive ; des connaissances sur l’environnement physique et numérique à l’échelle du territoire, de l’espace océanien et du monde. Claude Gambey et le docteur Didier Jourdan au One Health Summit de Lyon.  « Cette nouvelle façon de penser la santé permet de sortir du tout médical et nous rassure sur le fait que la trajectoire prise avec le plan Do Kamo est la bonne, a indiqué le membre du gouvernement. J’ai trouvé néanmoins que la question de la santé mentale n’a pas été assez abordée lors de ce sommet. Les derniers résultats du Baromètre santé jeune montrent que le problème n’est pas à prendre à la légère en Nouvelle-Calédonie et qu’il doit faire partie de nos priorités ». La Nouvelle-Calédonie candidate pour accueillir la réunion des ministres de santé du Pacifique La participation de la Nouvelle-Calédonie au One Health Summit a également été l’occasion de confirmer auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sa volonté d’accueillir la prochaine réunion des ministres de la santé du Pacifique. Les événements de ce type participent au rayonnement de la Nouvelle-Calédonie dans la région en la positionnant comme acteur incontournable du développement de la santé à l’échelle du Pacifique. Ils représentent également des opportunités à saisir pour le rayonnement et l’attractivité de la Nouvelle-Calédonie.

  • Appel aux éditeurs "Prix des cinq continents de la francophonie"
    by Mathilde HEUZE on 8 avril 2026 at 4h11

    À travers le Prix des cinq continents, l’OIF se donne avant tout pour objectif de faire rayonner la création littéraire et éditoriale en langue française. Ce prix met en exergue les valeurs que la francophonie incarne, à savoir l’ouverture à la diversité des cultures, le dialogue et l’altérité, la paix et l’inclusion en faveur notamment de la jeunesse, comme trait d’union de ses 396 millions de francophones à travers les cinq continents. Conditions de recevabilité Peuvent concourir les ouvrages narratifs de fiction (roman, récit, recueil de nouvelles) écrits en français, indépendamment du lieu de résidence officielle ou de la nationalité de leur auteur(e), et publiés à compte d’éditeur, entre le 1er juillet 2025 et le 30 juin 2026, par une maison d’édition francophone ayant un circuit de distribution en librairie, quelle que soit l’implantation géographique de cette maison d’édition. Les maisons d’édition s’engagent à présenter des ouvrages dont elles peuvent attester l’originalité. Tout ouvrage susceptible de constituer un plagiat peut, après vérifications, être exclu du concours. Le prix s’adresse à un public adulte. Les ouvrages destinés à un lectorat jeunesse (enfants et adolescents) ne sont pas éligibles. Les textes dactylographiés, photocopiés ou autoédités ne sont pas acceptés. Les candidatures à titre posthume ne sont pas éligibles. Un ouvrage préfacé par un membre du jury du Prix ne peut être présenté au concours. Les rééditions d’un ouvrage ne sont admises à concourir que si celui-ci a été notablement remanié par son auteur(e).   Dossiers de candidature Les ouvrages seront réceptionnés jusqu’au 31 juillet 2026. Les auteur(e)s ne peuvent faire directement acte de candidature. Seules les maisons d'édition sont habilitées à présenter des candidatures, limitées à deux titres au maximum, sur la plateforme http://litteratures.francophonie.org/. Une fois les candidatures déposées en ligne, la version .pdf de l’ouvrage est demandée. Une version epub est appréciée. 15 exemplaires par titre seront à envoyer par voie postale à l’adresse suivante : ADARYS (OIF-PRIX DES CINQ CONTINENTS DE LA FRANCOPHONIE) 7 Avenue Ferdinand de Lesseps, 91420 Morangis Tél : (33) 1 58 42 73 80 / courriel : adarys.adarys@gmail.com   Un accusé de réception est envoyé automatiquement dès l’inscription de l’ouvrage sur la plateforme. Un suivi est disponible faisant état du statut de la candidature déposée. Les ouvrages soumis à candidature dans le cadre du prix ne sont pas retournés. En complément et à titre d’information et de suivi, merci d’envoyer votre projet à : scrre@gouv.nc. Évaluation par les comités de lecture Le Prix des cinq continents de la Francophonie dispose de six comités de lecture, répartis au sein de l’espace francophone et chargés de la présélection des ouvrages candidats. Ils sont chargés de lire l’ensemble des ouvrages candidats et de déterminer les dix ouvrages présélectionnés. Les six comités de lecture se concertent ensuite sur la liste des finalistes qui est soumise à l’appréciation du jury international. Les délibérations des comités de lecture sont confidentielles. La liste des dix ouvrages est officiellement publiée et communiquée à la presse sur le site www.francophonie.org à la fin de décembre 2026. Évaluation par le jury international Le jury international, composé d’écrivain(e)s et de personnalités de renom du monde littéraire, est désigné par la Secrétaire générale de la Francophonie. Il délibère au cours du mois de mars 2027 et détermine, parmi les dix ouvrages finalistes, le(s) ouvrage(s) primé(s). Le Jury se réserve le droit d’attribuer une mention spéciale, s’il le considère opportun et s’il est en adéquation avec les valeurs et priorités institutionnelles de l’OIF. La décision du Jury international est définitive et irrévocable. Le choix du Jury s’effectue exclusivement sur des critères littéraires et ne saurait en aucun cas être fondé sur la nationalité ou le genre des auteur(e)s.   Les résultats seront dévoilés lors de la cérémonie de remise officielle, organisée dans le cadre des festivités de la Journée internationale de la Francophonie, autour du 20 mars 2027.   Dotations des lauréat(e)s Le ou la lauréat(e) du Prix des cinq continents de la Francophonie reçoit une dotation d’un montant de 15 000 €. Si le jury international décide d’attribuer une mention spéciale, la dotation est de 5 000 €. Les auteur(e)s lauréat(e)s deviennent membres du jury pour l’édition suivante du prix.  L’OIF s’engage, en outre, à faire la promotion des ouvrages primés et de leurs auteur(e)s jusqu’à l’édition suivante du prix.   Valorisation des ouvrages primés Lors de la commercialisation des ouvrages primés, les maisons d'édition s’engagent, pour leur part, à faire mention du Prix des cinq continents de la francophonie, sur un bandeau apposé, sur chaque exemplaire, comme sur tout support promotionnel. Elles veillent à assurer la disponibilité des ouvrages primés dans leur circuit de distribution. Elles faciliteront, dans la mesure du possible, les conditions d’une coédition des ouvrages primés avec d’autres maisons d'édition du Sud ou examineront favorablement toute cession de droits permettant une édition à coûts réduits dans les pays de l’espace francophone   Pour toute question relative à ce prix les candidats peuvent contacter la Direction de la langue française dans la diversité des cultures francophones de l’OIF - Prix des cinq continents de la Francophonie - Mmes Claudia PIETRI et Audrey THOMAS-RATINIER par courriel : 5continents@francophonie.org. Contact en Nouvelle-Calédonie : Virginie Thomas Garrel, Service de la Coopération régionale et des relations extérieures (SCRRE) : virginie.garrel@gouv.nc.  

  • Lancement de l'appel à projets CCR 2026
    by Mathilde HEUZE on 2 avril 2026 at 21h57

    Depuis 2002, la France, la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu sont liés par une convention de coopération régionale (CCR). Elle a pour objectif de renforcer les liens qui unissent la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu du fait de leur histoire, leur géographie et leur culture similaires. Cette convention permet notamment le financement de projets de développement dans l’archipel voisin, grâce à un fonds alimenté par le Fonds Pacifique, géré directement par l’ambassade de France à Port-Vila et par des crédits de coopération issus du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Les domaines d’action éligibles en 2026 concernent principalement :  l’éducation, la formation professionnelle et le renforcement des capacités ; l’insertion professionnelle des jeunes ; la francophonie et la promotion de la langue française ; la santé ; le développement économique durable ; l’agriculture, l’approvisionnement en eau et l’assainissement ; la protection/sécurité civile et la gestion des catastrophes naturelles ; les médias. Une attention particulière sera portée sur les projets oeuvrant à l’autonomisation des communautés isolées.   Infos pratiques   Qui est éligible ? Peuvent bénéficier des crédits alloués dans le cadre de cet appel à projets, les provinces, les établissements publics, les directions et services du gouvernement, les organisations non gouvernementales et les groupements associatifs, ainsi que les entreprises du secteur privé.   Comment déposer sa candidature ? Les candidatures doivent être présentées selon la fiche projet téléchargeable ci-dessous, de préférence en langue anglaise, car certains de nos partenaires du développement au Vanuatu ne sont pas francophones. Pour ceux qui ne maîtrisent pas bien la langue anglaise, le service de la Coopérartion régionale et des relations extérieures (SCRRE) pourra apporter son assistance pour la traduction. La fiche projet, dûment remplie et accompagnée de ses annexes, doit être adressée par mail, au plus tard le 11 mai 2026, au service de la coopération régionale et des relations extérieures (SCRRE) du gouvernement à : marie-paule.caruso@gouv.nc

  • Baromètre santé jeune : un outil au service des politiques publiques
    by Mathilde HEUZE on 31 mars 2026 at 6h40

    Dispositif quinquennal mis en place en 2014, le baromètre santé jeune permet d’obtenir une photographie de la santé, du mode vie et du bien-être des adolescents de 10 à 18 ans et de suivre l’évolution de ces indicateurs dans le temps. Les thématiques étudiées L’enquête s’intéresse aux habitudes de vie des adolescents, notamment l’alimentation, le sommeil ou l’activité physique, mais aussi à leur bien-être et à leur santé mentale aujourd’hui reconnue comme un enjeu majeur de santé publique et une priorité pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle interroge également leurs relations sociales, leur environnement familial et scolaire, ainsi que leur rapport aux écrans et aux usages numériques. Les comportements à risque occupent aussi une place importante dans l’analyse, notamment les consommations de tabac, d’alcool ou de cannabis. « On a introduit de nouvelles thématiques comme l’addiction au réseaux sociaux ou l’état staturo-pondéral des jeunes, ainsi que de nouvelles questions sur des thématiques qui existaient déjà pour l’adapter aux modifications faites par l’OMS », a expliqué Géraldine Wathle, directrice adjointe de l’ASS-NC. En croisant ces différentes dimensions, le baromètre permet de mieux comprendre les facteurs qui influencent la santé des jeunes, en tenant compte à la fois de leurs comportements individuels et de leur environnement. Un outil au service des politiques publiques Véritable outil stratégique pour appuyer, adapter et évaluer les politiques publiques et les programmes de prévention en faveur des jeunes, cette étude s’inscrit pleinement dans le plan Do Kamo qui place l’observation au cœur de l’action publique. L’objectif est clair : mieux connaître pour mieux agir en faveur de la santé des populations. « Les études telles que le baromètre santé jeune sont des outils d’objectivation très importants pour les politiques publiques, a affirmé Claude Gambey. Le plan Do Kamo avait notamment été adopté en 2018 sur la base de toutes ces observations, tout comme le plan stratégique de la pratique sportive adopté en 2019 ». Ces résultats contribueront à alimenter les différents plans actuellement en cours d’élaboration : le plan jeunesse, le pacte de refondation économique et social dans lequel la jeunesse constitue un des six piliers, mais aussi le futur plan de prévention de l’ASS-NC. Dans un contexte marqué par de profondes évolutions sociales, économiques et numériques, les résultats de cette enquête constituent un outil essentiel pour éclairer les politiques publiques et orienter les actions de prévention. « La santé fait partie des priorités du budget 2026 du gouvernement et ce travail permettra d’éclairer les décisions et de justifier le financement des mesures qui seront prises », a assuré le membre du gouvernement. Une méthodologie rigoureuse Menée auprès de 3 646 collégiens et lycéens âgés de 10 à 18 ans, l’enquête s’est déroulée pendant quatre mois, du 23 juin au 3 septembre 2025 dans 39 établissements scolaires publics et confessionnels du second degré sur l’ensemble du territoire. Les élèves interrogés ont répondu au questionnaire sur des tablettes.   Les données ont été recueillies à partir d’un questionnaire auto-administré et anonyme, permettant d’aborder des sujets sensibles comme la santé mentale ou les comportements à risque. Cette méthodologie permet d’obtenir une photographie de la santé des adolescents, tout en assurant la comparabilité des résultats dans le temps. Les éléments clés du baromètre Les résultats du baromètre révèlent des évolutions contrastées. Parmi les améliorations, on constate une diminution du tabagisme, de la consommation régulière d’alcool et de cannabis, de la consommation quotidienne de boissons sucrées, mais aussi un recul de l’absentéisme scolaire. En regard plusieurs signaux préoccupants apparaissent néanmoins.  « On a une progression de l’usage régulier de la cigarette électronique et une consommation massive d’alcool chez ceux qui consomment. On constate aussi une augmentation du temps d’écran », a indiqué Géraldine Wathle. Géraldine Wathle a présenté les résultats de l’enquête.   74 % des jeunes passent au moins deux heures par jour devant un écran pendant leur temps libre, et les réseaux sociaux occupent une place importante, avec des usages à risque ou problématiques pour une partie d’entre eux. D’autre part, la santé mentale apparaît comme un enjeu central et transversal. Davantage de jeunes déclarent se sentir seuls, rencontrer des difficultés de sommeil ou ressentir de l’inquiétude ou de l’angoisse. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention, d’écoute et d’accompagnement. Les résultats mettent également en lumière une situation préoccupante en matière de nutrition. La mesure de l’indice de masse corporelle (IMC) révèle que 39 % des jeunes sont en surcharge pondérale, dont 18 % en situation d’obésité. Enfin, le baromètre met en évidence le rôle déterminant de l’environnement familial. La baisse de la surveillance parentale, notamment chez les plus jeunes, rappelle l’importance de soutenir les parents dans leur rôle éducatif, afin de prévenir les conduites à risque. Claude Gambey  relève que « parmi les éléments marquants, on peut retenir la question de la santé mentale, ou encore celle de la précarité menstruelle. Ce sont des sujets qui n’étaient pas forcément pris en compte auparavant et qu’il faudra intégrer dans les différents programmes ». Il a rappelé que le secteur de l’enseignement s’intègre également à cette dynamique dans le cadre de la santé scolaire, avec la création d’une visite médicale supplémentaire en milieu scolaire, dans laquelle ces questions sont abordées.

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